On m’a parlé de la confession, mais c’est quoi au juste ?

Ecrit par le 15 février 2021

La confession c’est quoi ?

La confession, c’est faire un aveu. Dans l’Eglise catholique, c’est dire à un prêtre ses péchés.Mais avant de parler de confession, parlons un peu du péché.

Le péché, c’est un manquement de cible, c’est une transgression délibérée ou non à la loi divine. Cé’est une offense faite à Dieu ou aux hommes.

Il peut prendre la forme d’une désobéissance, d’un refus de faire le bien, d’un manque d’amour ou même pour les formes les plus graves, de crimes comme l’homicide.

Le sacrement de confession, qu’est-ce que c’est ?

Encore appelé sacrement de réconciliation ou sacrement de pénitence, du pardon ou de conversion, le sacrement de confession est l’un des deux sacrements de guérison, avec le sacrement de l’onction des malades, dans l’Eglise. Cependant, quel est l’historique du sacrement de confession, comment est-il administré et quels sont ses effets. Pourquoi le classer dans l’ordre des sacrements de guérison et que guérit-il ?

De la confession au sacrement de confession

La confession dans la Bible

Si l’on part des origines de la Bible, dans la Genèse, l’homme désobéit à Dieu et ainsi perd son amitié avec lui. L’homme est ainsi appelé à reconnaître son péché. « Qu’as-tu fait là ? » demanda Dieu à l’homme après le premier péché. 

Ainsi, Adam confesse son péché, comme Caïn est lui aussi appelé à confesser son péché. Un peu plus loin dans la lecture de la Genèse, le peuple d’Israël est appelé à confesser son péché maintes fois par les prophètes. Même le psalmiste confessera son péché : « mon péché je le reconnais, ma faute est devant moi sans relâche »

Dans toute la Bible, nous pouvons ainsi voir que l’Homme est amené à voir son péché, ses fautes, et ainsi se convertir.

Outre le peuple d’Israël, les peuples de toute la terre étaient fidèle à cette pratique et beaucoup plus proche de la pratique catholique. Par exemple, chez les peuples d’Afrique de la côte, l’acte de confession arborait déjà un caractère sacral. Le chef de famille, le chef suprême de tribu ou de village, dépositaire du pouvoir divin des ancêtres et de la tribu, réunissaient l’un ou l’autre selon l’ampleur de la situation (les cas les plus graves, réservés au chef suprême ou à l’un de ses délégués). La famille ou le peuple se rassemblaient autour de l’arbre à palabre. Durant les séances, ceux qui avaient fait objets de disputes ou d’infraction des règles morales étaient appelés à confesser leurs fautes et aussi à se réconcilier.

Le sacrement, institué par Jésus

Après plusieurs milliers d’années, le soir de Pâques, Jésus, donne à ses disciples l’autorité :

”Recevez l’Esprit Saint, tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis” (Jn20:22).

C’est ainsi qu’est né le sacrement de la confession. C’est ainsi que la confession est devenue un sacrement (rite institué par Jésus-Christ ayant pour but la sanctification de celui qui en est l’objet).

Aujourd’hui, les prêtres, qui sont les successeurs des disciples, continuent cette œuvre. 

Pourquoi parle-t-on de sacrement de guérison ?

Si on regarde un peu l’histoire de Jésus dans la Bible, on voit que la plupart de ses actions étaient de guérir les malades. Ainsi, Jésus est décrit par les chrétiens comme le médecin de l’âme et du corps.

La faiblesse humaine et l’inclination au péché font partie de la nature humaine. Par conséquent, elles ne sont pas supprimées par le baptême. Le sacrement de confession permet ainsi d’aider l’Homme à se convertir encore plus. Il a pour objectif de rétablir le lien d’amour entre l’Homme et Dieu ; lien étant brisé par le péché. 

L’homme qui se confesse est appelé pénitent. Il reconnaît son péché et le confesse à Dieu au moyen du prêtre, canal primordial de l’amour absolu de Dieu. Au moyen de l’absolution au nom de la Trinité, le prêtre pardonne et coupe les liens de servitude du péché.

Aussi en signe de réparation de la faute commise vis-à-vis de Dieu et éventuellement des hommes plus ou moins touchés par la conséquence de ce péché, le prêtre propose des pénitences variées en particulier : jeûne, prières, aumône.

Se confesser, c’est revenir vers Dieu. C’est vouloir rétablir ce lien d’amour rompu par les fautes commises envers Dieu ou envers les hommes. C’est aussi saisir la main de Dieu qui nous promet de vivre avec lui éternellement.

Prenons cette image, nous sommes tous unis personnellement à Dieu par un long fil, lorsque nous commettons une faute, nous rompons ce fil. Par la confession, Dieu noue de nouveau les deux parties de mon fil, me rapprochant ainsi de lui.

“Combats le bon combat de la foi, saisis la vie éternelle. C’est à elle que tu as été appelé.”
1 Timothée 6:12


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