Vous, de toute éternité.

Un manque dans ma vie

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« Tu as tout pour être heureux ! »

Oh oui, j’ai tout pour être heureux. Mon cheminement dans la vie ressemble au parcours que l‘on rêve d’avoir : de belles études (un diplôme reconnu et apprécié professionnellement), un beau métier (chargé de clientèle professionnels), un bon salaire, un couple heureux avec la femme que j’aime et qui m’aime, une belle famille avec la naissance d’un petit garçon. « Tu as tout pour être heureux, mon garçon ! » Oh oui, j’ai tout pour être heureux. Et je sais que certains pourraient m’envier.

Et pourtant j’ai un manque dans ma vie. Mon existence ? Un meuble chargé de compartiments qu’il faut remplir harmonieusement pour combler les trous : l’argent, le travail, les amis, les loisirs, la famille, les vacances. Mais ici, dans un coin un peu moins visible, une case demeure vide. Au début, je n’y prêtais pas attention : je menais ma vie comme si de rien n’était. Je me disais que le temps passerait, ferait son œuvre et que je n’y penserais plus. Tant de choses à faire, à réaliser, à construire… Les années ont passé et toujours ce vide. Cette petite cavité si petite au début, loin de se réduire, a accru… Plus elle croissait, plus j’éprouvais de la tristesse. Désormais, elle est si grande que je ne peux l’ignorer. Et je réalise que pour me combler, pour parfaire mon bonheur, je dois la combler : elle n’est pas faite pour rester vide : je dois la remplir, la combler, la nourrir.

Que me manque-t-il ? Un sens ou un but à ma vie ? Non, l’amour que je donne et que je reçois oriente et guide mes pas. Je sais d’où je viens, où je vais, avec qui je chemine (mes amis, ma famille, mon amie).

Non, il ne me manque rien. Mais il manque quelqu’un à ma vie, une personne, puissante et douce à la fois, capable de combler ce vide, de désaltérer cette soif au plus profond de mon âme. Quelqu’un que je sais être à mes côtés quand je trébuche, quand je pleure, quand j’ai peur, quand je ris, quand je m’attendris de ce petit homme qui se blottit dans mes bras, quand j’embrasse et étreint la peau si douce de ma femme, quand je réussis, quand je fais le bien, quand je fais le mal. Ô je réalise que tu es là, tout proche et pourtant discret, me rassurant dans les épreuves, guidant mes pas dans la nuit. Quand je ne savais plus où aller, perdu dans ce brouillard, c’était toi qui me guidais. Quand je doutais, c’était toi qui me confortais. Quand je sanglotais, c’était toi qui me consolais. Quand je chutais, c’est toi qui me relevais.

Qui es-tu ? Pourquoi je te cherche ? Pourquoi mon cœur te désire-t-il ? Qui es-tu pour que j’ai soif de toi ? Et je ne te connais pas…

Où es-tu ? Je te cherche et je ne te vois pas. Mais, tu es présent au plus profond de mon être, dans ce lieu si intime que nul ne connait. Comme un feu invisible tu m’éclaires avec douceur. A ta tendresse, je m’abandonne.

« Vraiment, le Seigneur est dans ce lieu ! Et moi, je ne le savais pas. » Genèse 28 – 16

 

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