Vous, de toute éternité.

« Du deuxième étage en criant vers Dieu. »

 

Fauteuil roulant plage

Christophe courait en tous sens à la recherche du bonheur. Après une tentative de suicide, il s’est retrouvé en fauteuil roulant. Peu à peu, de rencontre en rencontre, il s’est laissé rejoindre par l’amour de Dieu.

« J’avais six mois lorsque mes parents se sont séparés. Ma mère a trouvé un nouveau compagnon mais aucun dialogue n’était possible avec cet homme. Ma vie n’était que mal-être. Mes résultats scolaires étaient désastreux et je me battais sans cesse. Mon beau-père me sanctionnait. Mais plus il était violent à mon égard, plus je répandais la violence autour de moi. J’étais renvoyé de toutes les écoles. A seize ans, en fréquentant une fille, j’ai commencé à fumer. Puis elle m’a laissé tomber. Avec des copains, nous allions en boîte où nous fumions des joints. Petit à petit, je me mis à voler car je n’avais pas d’argent. L’alcool est entré dans ma vie. Le tourbillon de la mort m’entraînait. Lors d’un festival en Suisse, j’ai goûté au Lsd, à la cocaïne, aux champignons hallucinogènes, puis je me mis à en vendre.

Parti au service militaire, je voulais aller à l’étranger en mission humanitaire. Mais ce ne fut pas possible. Je me suis retrouvé en cuisine où le cercle infernal de la violence m’a rattrapé. N’en pouvant plus, j’ai déserté. Je suis parti avec un ami en Espagne dans une « réserve naturelle hippie ». Les gens y cherchaient la paix, l’amour. Nous fumions des joints. Un jour, les habitants du village d’à-côté nous ont chassés. Nous avons trouvé refuge dans des grottes, à Granada. Pour gagner un peu d’argent, je faisais le clown dans la rue. Puis je suis rentré en France où je n’ai pas vécu les retrouvailles attendues avec ma famille. Parti en Belgique, j’ai vécu une nouvelle aventure amoureuse. La jeune fille est tombée enceinte mais elle m’a quitté et ne voulait pas garder l’enfant. Recueilli par un ami, pour « être bien », je prenais une dizaine d’ectasies tous les week-ends. Je montais à 200 de bonheur avant de retomber très bas. Un jour, j’ai pris six acides en même temps ! Revoyant toute ma vie, je n’y trouvais que violences, débauches et échecs. Je me suis jeté du deuxième étage en criant vers Dieu. J’ai eu la colonne vertébrale brisée.

A cette époque, je m’imprégnais de bouddhisme : cela m’aidait à accepter mon handicap et toutes les souffrances de ma vie. Lors d’un échange sur Internet, une jeune Taïwanaise m’a dit : « Tu ne peux plus vivre sans amour et cet amour, c’est Jésus ! » Dans le même temps, des amis chrétiens m’ont invité à me préparer à recevoir l’effusion de l’Esprit Saint. J’ai accepté, puis j’ai suivi un cycle Alpha. A cette même époque, les médecins m’ont dit qu’après opération, je pourrais retrouver l’usage de mes bras ! Je suis rentré dans une chapelle et j’ai dit à Dieu : « Cette fois, Seigneur, je suis à toi ! » et j’ai rendu grâce, lui demandant de faire de moi un témoin de son amour. A peine cette prière terminée, une jeune fille me proposait de participer à un groupe de prière et d’évangélisation, le lendemain. J’y suis allé et c’est là que j’ai vraiment rencontré le Seigneur qui m’a inondé de son amour. J’ai désormais le projet de retourner dans les lieux où ma vie a dérapé afin de me faire écoute auprès de ces jeunes qui cherchent désespérément le bonheur. »

Article paru dans Il est vivant!

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