Qui décide de la vie?
Il est important de se poser cette question au moment où le débat sur la fin de vie revient sur le devant de la scène : qui décide de la vie ? Est-ce Dieu ? Nous ? Ou bien est-ce l’État ? Et dans ce cas, sur quels critères ?
1. Qu’est-ce que la vie ?
Une des définitions proposées par le Petit Larousse illustré est celle-ci : « existence humaine considérée dans sa durée ». Mais cela soulève alors une autre question : d’où provient l’existence humaine : est-elle le fruit du hasard ? D’une évolution ? De Dieu ?
Le Catéchisme de l’Église Catholique commence par cette affirmation au n°1 : « Dieu, infiniment Parfait et Bienheureux en Lui-même, dans un dessein de pure bonté, a librement créé l’homme pour le faire participer à sa vie bienheureuse. » Ceci a le mérite d’être précis. Bien que cela ne soit pas partagé parle plus grand nombre, les chrétiens pensent que nous avons été créés par Dieu et pour Dieu. C’est ce que confirme saint Augustin : « Tu nous as fait pour toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne demeure en toi. » La vie est un don de Dieu. Ce n’est pas l’homme, limité qu’il est, qui s’est créé. Dieu nous a aimé et il nous a créé. Et notre bonheur ultime est de l’aimer dans une réponse d’amour.
2. Qui décide de la vie ?
Nous en revenons à notre question première : qui décide de la vie ? Nous avons beau avoir été créé par Dieu, grâce à nos parents, est-ce Dieu qui doit décider de notre vie, quand elle commence et quand elle s’arrête ? Est-ce l’homme ? Est-ce la Loi ?
Rappelons d’abord ce qui peut paraître une évidence, mais qui ne l’est pas toujours : nous sommes libres. Donc, cette liberté peut s’exercer sur la vie : nous pouvons décider, librement, de mettre fin à nos jours, de même qu’un meurtrier peut décide de mettre fin à la vie de quelqu’un en le tuant…
L’État, lui, peut légiférer sur le droit à la vie.Or, c’est le principe de la loi sur l’avortement et celle, en préparation sur l’euthanasie. Cela signifie simplement qu’au nom de critères, plus ou moins subjectifs, il autorise à choisir qui peut vivre ou nom. Cela n’est pas sans conséquences ultimes sur nos comportements à venir.
En fin de compte, la sagesse consiste à accepter que nous ne sommes pas propriétaires de la vie. Car, nous l’avons reçue à notre naissance, nous la rendrons à notre mort. Entre temps, il nous faut la défendre au nom de la dignité intrinsèque de chaque être humain. En effet, qu’il soit encore à l’état d’embryon ou en fin de vie, tout homme a de la valeur en soit. Elle ne dépend pas de notre fragilité, de notre intelligence ou de nos talents.
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« Choisi donc la vie ! »
Deutéronome 30 ;19
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