COMMENT CROIRE DANS LA DURÉE ?
La foi n’est pas un long fleuve tranquille : quand tout va bien, c’est naturel mais en cas de tempête, elle peut être vite balayée. L’inverse est possible : nous avons recours à la foi quand cela nous arrange. Alors comment tenir ?
1. La foi n’est jamais un acquis définitif
Le premier danger est de croire qu’un fois que nous croyons, tout est réglé. Or, c’est faux : ce n’est pas parce que vous avez allumé un feu qu’il va, désormais, brûler tout seul. Si vous ne soufflez pas dessus et rajoutez des buches, il finira par s’éteindre.
De même, il ne faut pas croire que la foi va régler tous vos problèmes. Saint Ignace de Loyola, fondateur des jésuites, disait : « Il faut prier comme si tout dépendait de Dieu et agir comme si tout dépendait de soi. » La foi est un moyen et non une finalité. Notre seule finalité, c’est Dieu. Saint Augustin, disait : « Tu nous a fait pour toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne dure en toi. »
2. Prendre les moyens pour croire
Donc, tenir dans la foi nécessite de prendre les moyens. Cela commence par les sacrements : aller à la messe tous les dimanches n’est pas du luxe. Ce n’est pas parce que l’Église nous le demande et que nous obéissons en bon soldat. C’est d’abord parce que nous en avons besoin ! Dieu vient se donner à nous dans l’Eucharistie et nous le dédaignerions ! D’ailleurs, rien ne vous empêche d’augmenter la dose : tous les jours vous pouvez participer à la messe… Bien entendu, le contexte et les possibilités ne sont pas les mêmes pour tous mais quand même…
Outre l’Eucharistie, le sacrement de réconciliation vient nous rappeler que nous sommes des pauvres pécheurs et que, sans la miséricorde de Dieu, nous ne pouvons pas avancer.
Autre moyen : la prière quotidienne. Si nous ne passons pas un minimum de temps chaque jour, avec Dieu, il ne faut pas s’étonner que notre foi s’étiole… C’est à chacun de décider de la durée, mais ¼ d’heure quotidien n’est pas de trop.
Enfin, rappelons-nous qu’un chrétien seul est un chrétien en danger. Ne restons pas dans notre coin, n’ayons pas peur de nous engager. Il ne s’agit d’aller donner sa vie comme martyr en Papouasie, mais simplement d’accepter de prendre un service sur sa paroisse ou rejoindre un mouvement, une communauté qui nous corresponde, pour vivre notre foi.
Enfin, la foi ne se vit pas à la force du poignet : il faut savoir s’abandonner à Dieu et lui demander l’Esprit Saint pour avancer. Saint Paul écrivait : « Lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort. »[1] Nous avons reçu l’Esprit Saint au baptême, et à la Confirmation, nous sommes devenus adultes dans la foi grâce à Lui, alors n’ayons pas peur de le prier…
Pour aller plus loin : tenir dans les épreuves
« Celui qui entend les paroles que je dis là et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc. »
Matthieu 7 ;24-25
[1] 2 Corinthiens 12 ;10
Et si on en parlait ensemble ? (Chat' anonyme et gratuit)

