Peut-on toujours se taire face à l’injustice? Notre société actuelle est pleines d’injustices, toutes plus criantes les unes que les autres. Un seul exemple : l’inégale répartition des richesses. Pourquoi 20% des pays dans le monde détient 80% des richesses mondiales ?
Que faire face à cela ? Faut-il invoquer la fatalité et se taire ? Faut-il, au contraire se révolter et aller jusqu’à la violence pour justifier ses revendications ?
1. L’injustice ne peut pas laisser indifférent
Devant une injustice, notre première réaction légitime est de se révolter. Car on ne peut tolérer que des personnes ne soient pas traitées selon le respect qui leur est dû. Il est normal de combattre la pauvreté. Et de se révolter face à la souffrance, la maladie, les inégalités sociales, les atteintes à la personne, notamment les atteintes physiques, les abus de tous ordres…
La réaction peut être de dénoncer cela, avec le risque de cibler des personnes. Donc celles qui seraient à l’origine de ces injustices, au lieu de stigmatiser le mal. Et d’ en faire une chasse aux sorcières, plutôt que de combattre la cause première.
Une autre réaction possible est de s’engager : par exemple dans une association caritative pour lutter contre la pauvreté.
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Le silence est-il coupable face à l’injustice ?
Mais la question reste la même. En effet, faut-il toujours se révolter face à l’injustice? Car, à force, nous serons alors des éternels révoltés ?
Peut-on se taire ? Car un silence n’est pas une approbation. On peut se taire en partant du principe que ce n’est pas le fait d’agir qui résoudra tous les problèmes. En effet, il y aura toujours des injustices et nous avons nos limites. Nous ne sommes pas des super héros…
Souvenez-vous des séries télévisées américaines : quand quelqu’un est arrêté par la police, la première parole de l’agent à son égard est : « Vous êtes en état d’arrestation. Je vous rappelle que tout ce que vous direz pourra être utilisé contre vous… » Dans ce cas, mieux vaut se taire.
Pour tout chrétien, le silence de Jésus, lors de son procès, est éloquent. Il aurait très bien pu se justifier avec des arguments imparables, d’autant qu’il est Dieu. Il s’est tu pour la bonne et simple raison qu’il connaissait le cœur de ses accusateurs : il savait qu’ils ne l’écouteraient pas. Et surtout, son silence était prière à leur égard, demandant à son Père de leur pardonner. Il a aimé ses bourreaux jusqu’au bout. Et sa mort n’a pas été un échec, mais un passage vers la Résurrection, gage de notre salut.
Alors, oui, il est possible de se taire face à l’injustice, c’est-à-dire, commencer par aimer avant d’agir et remettre, pour celui qui croit, à Dieu cette injustice.
Qu’en pensez-vous ? Notre chat’ est ouvert à la discussion.
« Alors le grand prêtre se leva et lui dit : « Tu ne réponds rien ? Que dis-tu des témoignages qu’ils portent contre toi ? » Mais Jésus gardait le silence. »
Matthieu 26 ;62_63
Et si on en parlait ensemble ? (Chat' anonyme et gratuit)

