Vous, de toute éternité.

Pourquoi les catastrophes naturelles ?

Des milliers de victimes aux Philippines. Une dévastation. Un chaos indescriptible maintenant… Régulièrement, les phénomènes naturels font la « une » de l’actualité : inondations, typhons, ouragans, tsunamis, tremblements de terre, éruptions volcaniques. Et toujours cette même question face aux désastres et aux dizaines de milliers de victimes : où est Dieu ? Pourquoi tant de dévastations ? Pourquoi tant de destins et de famille brisés ?

Nous aimerions bien pouvoir tout expliquer du monde qui nous entoure. Quand un malheur survient, nous cherchons toujours une raison et les catastrophes naturelles, par exemple, remettent tout en question : si Dieu est amour, pourquoi permettrait-il de tels malheurs? s’il est tout puissant, pourquoi n’apaiserait-t-il pas les forces de la nature ? Dieu n’a-t-il pas permis à Noé d’entrer dans l’Arche pour échapper à une gigantesque inondation ? Jésus lui-même n’a-t-il pas calmé la tempête ? L’homme rêve sans cesse du Jardin d’Eden… Mais ce paradis peut devenir brutalement un cauchemar et une vallée de larmes.

La Bible nous apprend que Dieu créa le monde. Sous forme d’un récit symbolique, dans le livre de la Genèse, nous lisons qu’après chacun de ses actes créateurs, Dieu dit qu’ils étaient bons. Ensuite, lorsqu’il créa l’homme et la femme, il les plaça dans un magnifique jardin, le paradis. A l’origine, cette terre sur laquelle nous vivons, œuvre de Dieu, était un endroit ordonné, harmonieux, paisible et agréable.

Selon le livre de la Genèse (chapitre 3), nous pouvons lire aussi qu’Adam et Eve auraient désobéi à Dieu. Ils auraient violé consciemment et délibérément le seul commandement qu’il leur avait demandé de respecter : ils ne devaient pas manger du fruit d’un certain arbre. Or ils l’auraient fait, ce qui entraina les conséquences tragiques dont nous subissons les effets jusqu’à nos jours.

Avant cette chute, les relations entre la terre et l’homme étaient harmonieuses. La nature et l’humanité vivaient en symbiose. Il était alors aisé de cultiver la terre sans peine, sans fatigues, sans efforts. Mais elles sont désormais en conflit, les catastrophes naturelles en étant un des signes.

Il existe plusieurs type de catastrophe naturelle : hydrologiques (inondations), météorologiques (cyclones et tempêtes), géologiques (éruptions volcaniques, séismes et tsunamis), climatologiques (très forte hausse ou baisse du thermomètre : canicules ou hivers rigoureux), biologiques (maladies, épidémies, invasions d’insectes, etc.).

Dieu est innocent du mal

Les catastrophes naturelles révèlent que l’ordre naturel est déréglé, que la création ne fonctionne plus selon le dessein originel de Dieu. Elles nous rappellent aussi la proximité de la mort qui nous attend tous, la fragilité de la vie, la vanité des biens… Pourquoi tant de constructions dans certaines régions à hauts risques sismiques ? Pourquoi tant de dérèglements météorologiques tandis que rien n’est fait pour limiter le réchauffement de la planète ? L’homme est lui aussi collectivement responsable de certains de ces fléaux et de leurs conséquences tandis que Dieu est innocent du mal : il ne permet rien mais demeure toujours proche des hommes pour faire en sorte que de ce mal en sorte un plus grand bien.

L’homme peut agir…

Face à une catastrophe humanitaire, l’intelligence et la générosité de l’humanité se mobilisent et révèlent le meilleur d’elles-mêmes tant pour prévenir que pour compatir et guérir : entraide internationale, associations humanitaires, prévention des risques naturels, systèmes d’alertes. Les catastrophes naturelles, aussi terribles et horribles soient-elles, poussent chacun à la générosité, au dépassement et au don de soi, révélant, personnellement ou collectivement le meilleur du cœur de l’Homme.

Il faudrait aussi, par exemple, revoir son comportement dans bien des domaines : en construisant des route sans bétonner la terre qui ne peut plus, alors absorber l’eau et encourage des inondations ; en aménageant des zones vertes et diminuant ainsi le nombre d’inondations ; en aménagent des coupe-feux tout en réduisant les risques d’incendies, etc.

En définitive, ne pourrions-nous pas, nous-mêmes, prendre mieux soin de l’environnement que Dieu nous a confié afin de ne pas le continuer à le détruire et à le dénaturer encore plus ? Que pouvons-nous faire aussi pour contribuer à plus de justice envers les plus pauvres et les plus défavorisés afin qu’ils ne subissent pas les effets dévastateurs de toutes les catastrophes naturelles ? Le peu que nous pouvons faire, faisons-le…

Que pouvons-nous faire ?

  • A ma mesure, concrètement, que puis-je faire pour freiner le dérèglement climatique ?
  • Comment puis-je, à ma petite échelle, contribuer à l’élan international de générosité qui suit chaque catastrophe naturelle (Secours Catholique, Caritas Internationale, etc) ?
  • A côté de catastrophes climatiques, très médiatisées, existent de nombreuses catastrophes humaines cachées et ignorées. Ne sont-elles pas aussi autant d’invitation à ouvrir mon cœur (et mon porte-monnaie) pour accueillir, compatir, soigner, accompagner, guérir ?

Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre, car le premier ciel et la première terre avaient disparu et la mer n’existait plus.

Je vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem,
préparée comme une mariée qui s’est faite belle pour son époux.

J’entendis une voix forte venant du ciel qui disait:
«Voici la demeure de Dieu parmi les hommes !
Il habitera avec eux, ils seront son peuple
et Dieu lui-même sera avec eux.
Il essuiera toute larme de leurs yeux,
la mort ne sera plus
et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur,
car ce qui existait avant a disparu.

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