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Nous avons vu le Linceul de Turin

Nous avons vu le Linceul de Turin

Nous avons vu le linceul de Turin en 1998 : image inexplicable d’un homme au moment de la mort, bouche et yeux fermés, mais source d’une grande paix. Un ami connaissant notre intérêt pour ce sujet, nous prêta un livre : « l’autre suaire » de Paul Badde, journaliste allemand, aux éditions du Jubilé et de l’Emmanuel. Il s’agit d’une remarquable enquête de plusieurs années sur le voile de Manopello. Manopello est une petite ville des Abbruzes, en Italie, près de Pescara où se trouve l’aéroport le plus proche, vol direct depuis la France. Depuis le 17ème siècle, cette ville possède un voile transparent, imprimé des deux côtés, avec le visage d’un homme vivant : yeux et bouche ouverts. Selon le professeur Pfeiffer, de Rome, il s’agit du voile longtemps vénéré à Rome, (la véronique romaine avec selon la tradition, le visage du Christ) jusqu’au sac de cette ville par Charles Quint et son général en chef : le marquis de Manopello. Il est plausible que ce voile fut alors dérobé, mais il demeura caché un peu plus de cent ans car ce vol était passible de la peine de mort.

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Le tissu est du byssus ou soie de mer, identifié par Chiara Vigo, l’une des rares spécialistes au monde qui tisse encore ce tissu. Il est fait à partir des filaments d’un coquillage, Pina Nobilis ou grande nacre. Ces filaments permettent la fixation du coquillage au fond de la mer ; entre 10 et 20 mètres de profondeur. Mais le plus extraordinaire est que sur ce tissu on ne peut pas peindre, qu’il résiste aux acides, ne brûle pas et a diverses autres propriétés tout aussi surprenantes.

Le visage du Christ montre des signes de la passion : visage dissymétrique, coup sur le nez et barbe arrachée notamment et cela se retrouve sur les icônes et les fresques. Sœur Blandina, présente sur les lieux depuis 2003, a montré que ce voile se superpose exactement avec le visage du linceul de Turin et le voile d’Oviedo, ce qui ne manque pas de questionner l’intelligence.

En fonction de l’heure et de l’éclairage, sa couleur change et les détails visibles ne sont pas les mêmes ce qui est conforme à tous les documents sur les acheiropoïètes, c’est-à-dire images non faites de main d’homme et ceci à pour conséquence que les photos montrent le voile de manière incomplète. D’ailleurs quand on rentre dans l’église depuis le fond, on distingue le cadre, pratiquement sans image car il est éclairé par une verrière blanche.

Quelle est l’origine de ce voile ? Rendez-vous pour un prochain article, mais on peut déjà citer l’Evangile de saint Jean chapitre 20 : « Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. »

Jack et Nicole Trestard
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