Vous, de toute éternité.

Ce qui déborde du cœur jaillit aux lèvres

silence

« Ce qui déborde du cœur jaillit aux lèvres » Mt XII, 34.
Il m’est souvent arrivé de demander à mes enfants de ne prendre la parole que pour dire une parole bonne, belle ou constructive. Chose souvent très difficile quand la facilité nous invite à jouer aux fléchettes en prenant pour cible le dos des autres.
Ceux qui nous entourent nous dérangent parfois. Ceux que nous jalousons, nous aimerions si souvent les abaisser aux yeux des autres, croyant que cela nous rehausse.
Alors, nous entrons dans la danse des mots qui donnent des maux. Car le mal que nous propageons par nos paroles est parfois comme le battement d’aile du papillon, celui qui fait se lever des tempêtes à la longue, nous prenant pour spectateur d’un fléau que nous avons contribué à propager.
C’est sur nos paroles que nous serons justifiés ou condamnés.

« Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui rend l’homme impur, mais ce qui sort de la bouche, c’est ce qui rend l’homme impur.
Ce qui sort de la bouche provient du cœur, et c’est ce qui rend l’homme impur. Car c’est du cœur que viennent les mauvaises pensées… » Mt XV, 10-20.
Ce constat nous invite à choisir la sagesse du dicton populaire tirée du livre des Proverbes et tourner plutôt sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler.
Nous sommes invités à parler des choses et des événements comme nous les ressentons plutôt que des personnes, garder notre parole pour bénir plutôt que pour haïr, nous taire plutôt que de médire, savoir reconnaître notre médisance plutôt que de la justifier et enfin demander pardon pour une mauvaise parole.
Surtout refuser la calomnie qui est mensonge car calomnier c’est tuer l’image d’une personne dans le cœur des autres.
Je suis invité à vouloir le bien de l’autre surtout de ceux que j’ai en aversion.
Ma joie est à ce prix. Mon salut en dépend.
« Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu…
Soyez dans la joie et l’allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux. » Mt V,3-12.

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